Marche arrière de Louis Giscard d'Estaing quant à sa compréhension de la demande des CGPI d'être reconnu sous un statut professionnel de CGP et non plus sous une simple appellation. L'Autorité de contrôle prudentiel (ACP) et l'Autorité des marchés financiers (AMF) ont été consultées et sont toutes les deux favorables à la création d'un statut de CGP.
Même si les CGPI sont une espèce menacée par les différentes règlementations, les directives européennes, les marchés bousculés, la décollecte en assurance vie, etc., les CGPI ne sont pas à protéger par une appellation "d'origine contrôlée ?".
Il est vrai que de plus en plus de CGP abandonnent le I au profit d'un rapprochement avec des groupements, franchises ou autre plateforme mise en place par telle banque ou compagnie d'assurance.
Compte tenu de la complexité du métier de CGP, il faut pouvoir disposer de ressources, tant humaines qu'en équipement et tout cela dans un environnement financier dégradé. Le choix de l'accolement à une structure puissante est, sans doute, celui de la raison pour faire subsister un métier de conseil qui privilégie la performance du service rendu au client dans la durée.
Louis Giscard d'Estaing a annoncé que le rapport que lui a commandé François Fillon sur la définition du statut de conseil en gestion de patrimoine ne sera pas remis en juin comme prévu à Christine Lagarde, la ministre des Finances, mais en juillet. Compte tenu de sa candidature à la direction générale du Fonds Monétaire International, le rapport pourrait être enterré sitôt remis.
L'enfer n'est-il pas pavé de bonnes intentions ?